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Une experte de l'OMS juge les conditions à Bierset très défavorables pour les habitants. Birgitta Berglund invite à tenir compte de la pollution chimique atmosphérique.
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Les riverains de l'aéroport de Liège-Bierset viennent d'obtenir un document qu'ils ne manqueront pas de produire lors du procès en appel sur les
indemnisations qui débute le 19 avril. Il s'agit d'une réponse de Birgitta
Berglund, une experte de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à une
lettre de l'avocat liégeois Luc Misson.
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Se présentant comme les conseils de 530 familles, Me Luc Misson et son collaborateur Me Laurent Wysen lui ont adressé une missive dans laquelle ils détaillent
les conditions de vols à Liège-Airport: forte concentration des vols de nuit entre 23h-1h et 3h-6h, statut de hub européen du site spécialisé dans le fret, une piste utilisée, etc.
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«Considérés dans leur ensemble, ces facteurs constituent des conditions très défavorables pour les populations résidant en dessous de ce corridor de vols»
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écrit Birgitta Berglund dans sa réponse datant du 31 mars. Et de recommander l'application du principe de précaution à Liège-Bierset.
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Rappelant l'objectif de l'Organisation, qui est de garantir le plus haut niveau possible de santé pour les toutes les populations, elle précise qu'«en conformité avec la charte des Nations unies, 9 principes ont été acceptés par les membres (dont la Belgique) comme constituant les fondements du bonheur,des relations harmonieuses et de la sécurité de tous les peuples.
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Le premier de ces principes énonce la définition OMS de la santé(qui est) un état de bien-être physique, mental et social complet et pas seulement l'absence d'une maladie ou d'une infirmité». Selon elle, le sommeil perturbé par le bruit des avions est contraire à la santé. Par ailleurs, elle fait référence aux travaux de deux «task forces» dans le cadre desquels a été supposé qu'«une nuit de 8 heures constituait un droit humain».
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Elle rappelle également les directives OMS qui stipulent que le bruit nocturne à l'intérieur des chambres ne doit pas dépasser notamment 45 décibels (dB). «Plusieurs études
montrent malheureusement qu'un seul réveil peut être suffisant pour rendre impossible le retour au sommeil. Le bruit des avions est caractérisé par des composantes de basses fréquences gênantes pour lesquelles les effets sur le sommeil pourraient se produire alors même que le niveau sonore serait inférieur à 30 dB», affirme-t-elle.
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Outre la perturbation du sommeil, d'autres raisons justifient l'application du principe de précaution à Liège-Airport, notamment une large proportion de
basses fréquences et les effets combinés de la pollution chimique atmosphérique. «Une étude suédoise a confirmé qu'il y a un risque important d'hypertension pour les populations exposées à des niveaux de bruit importants. Des précautions sont ainsi exigées puisqu'il est démontré qu'une exposition chronique au bruit des avions peut avoir d'autres effets de santé que le trouble de sommeil», prévient-elle.
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© La Libre Belgique 2004