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Grâce-Hollogne
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Articles de presse concernant les OGM
- Le colza transgénique en conclave
- Un article de Ricardo Gutiérez - édition du samedi 31 janvier 2004
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- Tension sur le front belge des organismes
génétiquement modifiés (OGM). Les ministres fédéraux de
l’Environnement, Freya Van den Bossche (SP.A), et de la Santé,
Rudy Demotte (PS), restent en concertation étroite, ce week-end.
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- C’est qu’ils doivent rendre, lundi, leur décision définitive sur la
première demande de commercialisation d’OGM à laquelle est
confrontée la Belgique. Un dossier introduit par une filiale de la
multinationale Bayer pour une variété de colza qui résiste à un
herbicide total (le Liberty, fabriqué par Bayer) et qui produit
jusqu’à 20 % d’huile en plus que les variétés
conventionnelles.
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- Un projet de compromis, élaboré sur base de l’avis du comité belge
de biosécurité, devrait aboutir à l’interdiction de la mise en
culture du colza transgénique Bayer, mais à l’autorisation de sa
transformation et de sa commercialisation sur le sol belge (« Le
Soir » de vendredi).
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- Dans l’attente de la position définitive des deux ministres, qui sera
officiellement communiquée à la presse lundi midi, l’opposition
Ecolo et les associations environnementalistes fourbissent leurs
armes…
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- Pour Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo, le « compromis »
gouvernemental revient à assumer à moitié ses responsabilités,
c’est-à-dire à ne pas les assumer du tout ! Autoriser la
transformation du colza OGM pour son introduction dans les huiles
destinées à l’alimentation humaine et animale, c’est avaliser
une alimentation à deux vitesses, car les poulets nourris au colza
transgénique seront consommés par les personnes aux revenus les
plus faibles, les autres ayant de quoi se payer un poulet non OGM.
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- Muriel Gerkens s’interroge, par ailleurs, sur l’intérêt qu’il y
aurait à autoriser de nouvelles importations quand on sait que la
Belgique ne consacre que 5.000 à 6.000 hectares à la culture du
colza, dont la moitié seulement est destinée à
l’alimentation, l’autre moitié étant détruite…•
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- OGM en vue ? A vos risques et périls
- Un article de Benoît July - édition du jeudi 29 janvier 2004
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- Le feu vert initial de la Commission européenne
à la commercialisation du maïs transgénique (lire ci-dessous) et
la décision attendue du gouvernement belge, ce vendredi, sur
l’ouverture du marché au colza transgénique ne sont pas de
nature à rassurer… les assureurs. Ceux-ci, en effet, se méfient
comme de la peste des organismes génétiquement modifiés (OGM), au
point de refuser de couvrir les professionnels qui se lanceraient
dans de telles productions.
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- Pour preuve, ce courrier adressé par une compagnie à ses assurés en «
Responsabilité de l’Entreprise », par lequel elle exclut
d’office les dommages de quelque nature qu’ils soient, les
pertes, les frais ou les dépenses, lorsqu’ils résultent
directement ou indirectement ou lorsqu’ils sont liés de quelque
manière que ce soit à la consommation ou l’utilisation d’OGM.
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- Pareil discours n’est pas exceptionnel dans ce secteur. Il a d’ailleurs
été officialisé, voici quelques semaines, par les assureurs
britanniques vis-à-vis des agriculteurs et il est de notoriété
publique que les réassureurs, ces puissants groupes financiers qui
couvrent en seconde ligne les compagnies, sont très réticents vis-à-vis
des OGM.
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- Pourquoi ? Car un risque ne peut être couvert par un assureur que s’il
est en mesure de pouvoir l’identifier et le quantifier,
explique François De Clippele, porte-parole de l’Union
professionnelle des entreprises d’assurances (Upea). En l’état
actuel des connaissances, c’est absolument impossible. Il n’y a
aucun consensus scientifique au sujet des risques liés aux OGM,
quant à leur impact potentiel sur la santé des consommateurs ou
sur la biodiversité : nous sommes donc obligés d’appliquer le
principe de précaution.
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- A l’évidence, les assureurs ne sont pas nés de la dernière pluie.
Ils ont d’ailleurs été échaudés par des précédents, comme
les conséquences de l’usage intensif, par le passé, de
l’amiante. Personne ne savait à l’époque à quel point ce
produit était nocif pour la santé. Aujourd’hui, par le biais de
la couverture en responsabilité civile des entreprises, nous devons
indemniser des milliers de victimes, poursuit François De
Clippele. Nous n’allons pas prendre ce risque avec les OGM…
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- Du point de vue des écologistes, on ne peut trouver meilleure
argumentation. Voilà donc un mode de culture dit sans risque si
les agriculteurs respectent bien les consignes d’utilisation prévues
par les producteurs, mais considéré par les assurances comme
impossible à couvrir. Cherchez l’erreur, s’interroge-t-on
chez Ecolo.
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- Où la députée Muriel Gerkens a rédigé une proposition de loi visant
à éviter toute dilution des responsabilités entre producteurs,
agriculteurs et autres intervenants dans la chaîne des organismes génétiquement
modifiés. Toute personne qui dissémine volontairement un OGM à
d’autres fins que sa mise sur le marché ainsi que toute personne
qui met sur le marché un OGM (…) est responsable des
dommages causés par la dissémination ou la mise sur le marché,
stipule ce texte qui précise, quant à lui, l’étendue de ces
dommages potentiels : le décès ou les lésions corporelles, toute
perte ou tout dommage causé à des biens, toute perte ou tout
dommage résultant de l’altération de l’environnement et de la
diversité biologique, entre autres.
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- Entendue au sens large, comme ci-dessus, il est clair que la responsabilité
devient « encore plus » inassurable. Idéalement, nous avons
besoin de deux conditions pour intervenir dans ce marché,
commente Jean-Louis Marsaud, du Comité européen des assurances
(CEA). D’une part, qu’il y ait un consensus scientifique sur
l’innocuité des OGM. D’autre part, qu’une législation
limite, de manière très claire, la responsabilité des producteurs
ou vendeurs de tels produits.